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Une première médicale à Nantes en médecine nucléaire

Saint Herblain le 27/05/2019.

Une grande étape vient d’être franchie à ARRONAX.
Le 23/05/2019, un premier patient pris en charge à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest (ICO) pour une tumeur du rectum a reçu une dose de 64Cu-ATSM pour la réalisation d’une imagerie, dans le cadre d’une étude clinique coordonnée par le Dr Mathilde Colombié, médecin nucléaire à l’ICO et financée par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

La recherche menée depuis plus de 7 ans dans le cadre des grands projets d’Investissements d’Avenir (Labex Iron et Equipex ArronaxPlus) a permis le transfert en clinique de ce nouveau produit, utilisant le cuivre radioactif produit par le cyclotron ARRONAX - un accélérateur de particules installé à Saint Herblain - et marqué et libéré dans l’annexe de la pharmacie du CHU de Nantes.

Le 64Cu-ATSM a pour objectif de visualiser par une technique d’imagerie nucléaire, la Tomographie par Emission de Positon (TEP), le niveau d’agressivité de la tumeur ; notamment un faible taux d’oxygène, signant souvent une plus grande résistance à la radiothérapie ainsi qu’à la chimiothérapie. Cette information viendra compléter celles obtenues par les autres techniques d’imagerie médicale (IRM, TEP-TDM au 18FDG...) pour prédire la réponse au traitement, et guider à terme la stratégie des thérapeutes (médecine personnalisée).

Tout cela a été possible grâce à un effort collectif, associant les équipes de recherche fondamentales de l’Inserm et du CNRS (Pr Michel Cherel), de l’Université de Nantes et de l’IMT Atlantique (CRCINA et Subatech), le département commun de Médecine nucléaire CHU de Nantes /ICO dirigé par le Pr Françoise Bodéré et son centre TEP coordonné par le Dr Caroline Rousseau et le Pr Caroline Bodet-Milin, ainsi que les équipes de radiopharmacie du CHU de Nantes et d’ICO et le GIP Arronax.
Ce projet ouvre la voie pour les futurs développements nantais autour de la médecine nucléaire, et la création d’une filière nucléaire pour la santé en Pays de Loire avec le soutien de l’état, du conseil régional des Pays de la Loire et de Nantes Métropole.


A propos du GIP Arronax :
Le GIP Arronax possède un accélérateur de particules unique en Europe qu’il utilise, notamment, pour produire des atomes radioactifs pour une utilisation en médecine que ce soit pour la recherche ou l’industrie. Ainsi, le strontium-82 est exporté aux USA ou il est utilisé pour l’imagerie TEP cardiaque (300 000 patients ont bénéficié du strontium produit à Arronax à ce jour). Pour la recherche, le GIP Arronax produit des atomes radioactifs qui ne sont pas disponibles ailleurs ou de manière très limitée (astate-211, Cuivre-64, …). Depuis 2018, Arronax contribue à des essais cliniques destinés au diagnostic et à la thérapie des cancers grâce à l’annexe de la radiopharmacie du CHU de Nantes (APUI) qu’il héberge et qui permet de produire des médicaments radiopharmaceutiques en conditions stériles. Trois essais cliniques sont en cours.
Le GIP Arronax travaille en étroite collaboration avec le CEISAM, Subatech, le Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie de Nantes-Angers (CRCINA), le département de médecine nucléaire commun CHU/ICO, le LS2N, ONIRIS. Le GIP Arronax est partenaires de plusieurs projets du Programme d’investissement d’avenir (ArronaxPlus, IRON, IGO, Next) et est l’un des membres du site de recherche intégrée en cancérologie (SIRIC) ILIAD et du cluster TransForMed financé dans le cadre de l’Isite Next.

A propos de l’ICO :
L’ICO, Centre de Lutte Contre le Cancer, est un établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC) qui accueille chaque année près de 45 000 patients sur ses deux établissements dans les Pays de la Loire, à Angers (siège social), et à Nantes/Saint-Herblain.

Spécialisés en cancérologie, les professionnels de l’ICO accompagnent les patients à toutes les étapes de leur parcours de soins, de manière personnalisée, innovante et multidisciplinaire. Du diagnostic rapide, aux techniques d’imagerie médicale et de médecine nucléaire, la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, la prise en charge s’étend également aux soins de support, très développés dans l’établissement.
L’activité Recherche de l’ICO, mission à part entière, s’exerce du niveau fondamental jusqu’aux essais cliniques en passant par la recherche de transfert. Elle se décline dans toutes les disciplines de la cancérologie : oncologie médicale, médecine nucléaire, radiothérapie, chirurgie, anesthésie, imagerie médicale, soins de support, et sciences humaines ; avec une vraie spécificité sur la conduite des essais clinique précoces. L’ICO travaille en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs académiques du territoire, notamment les unités de recherche INSERM/CNRS du CRCINA, les Universités et autres partenaires forts comme ARRONAX ; l’ICO étant également porteur avec les CHU de Nantes et Angers de la labellisation SIRIC délivrée par l’Institut National du Cancer (InCA), pour le déploiement sur Nantes-Angers de programmes de recherche intégrée sur le cancer du sein et le myélome, un des programmes étant entièrement dédié à la Médecine Nucléaire.

A propos du CHU de Nantes :

Premier établissement de santé régional, le CHU de Nantes dispose d’une prise en charge complète des principales tumeurs hématologiques et solides de l’adulte et de l’enfant. Plus d’une vingtaine de services spécialisés mettent leur expertise médicale et scientifique au service de l’activité de cancérologie. Le CHU de Nantes assure ainsi une prise en charge complète en matière de cancérologie : prévention, diagnostic, traitement, soins de support et d’accompagnement… En 2018, ce sont plus de 30 560 séjours qui ont été réalisés soit 20% de l’activité du CHU et plus de 300 essais cliniques en cancérologie.

Contact :
Dr Mathilde Colombié
mathilde.colombie@ico.unicancer.fr